La France manque d’énergie !

« En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées ». Chacun se rappelle ce slogan roublard inventé dans les années Giscard pour à la fois flatter l’ego de nos concitoyens, dissiper les craintes d’une pénurie et accessoirement faire prendre conscience à tous que le temps du gaspillage était fini. Trente ans après, des progrès significatifs ont été accomplis dans la maîtrise de la consommation mais la question énergétique est plus que jamais d’actualité. Pic de Hubert, énergies renouvelables, pile à combustible, nombre de ces sujets techniquement pointus se retrouvent régulièrement exposés dans les médias et il n’est pas insensé de croire qu’une certaine prise de conscience de la fragilité de notre modèle de développement se fait jour, notamment dans les jeunes générations.


Connaissez-vous la European Energy Venture Fair ? C’est une conférence de dimension européenne voire mondiale, qui a lieu en ce moment même à Zürich et a pour vocation de rapprocher des investisseurs avec des start-ups travaillant dans le secteur de l’énergie sur les technologies qui formeront demain la base de notre approvisionnement en énergie. L’occasion de faire le point chaque année sur les avancées dans ce secteur qui est déjà un des plus porteur si ce n’est le plus porteur du capital risque en Californie. Malheureusement, pas une seule entreprise française n’est présente cette année. Au temps pour notre prétention à avoir des idées à la place de pétrole.


La participation française dans les années passées était déjà modeste mais en 2006, elle est nulle. Pourquoi ?


Une première explication classique est que les entrepreneurs français ne sont pas à l’aise avec les conférences internationales. Manque de moyens, culture technologique, maîtrise relative de l’anglais, autant d’obstacles à une participation active qui est pourtant un des seuls moyens à même de leur assurer la notoriété et les connexions indispensables pour franchir toutes les étapes du développement de leur business. Tout cela est de l’ordre du cliché. Les entrepreneurs français ne sont ni meilleurs ni moins bons que leurs homologues européens. Si vous êtes un entrepreneur passionné et que vous avez un message à délivrer, il passera avec force quelles que soient les circonstances.


Seconde idée : il n’y a pas de start-ups dans le secteur de l’énergie en France. Voilà qui est beaucoup plus sérieux et infiniment plus préoccupant. Mises à part les start-ups qui se sont lancées sur les brisées des anciens monopoles (Direct Energie, Poweo, etc.) pouvez-vous me citer une jeune entreprise innovante développant en France une technologie nouvelle dans le secteur de l’énergie ? Je sais qu’il y en a
beaucoup qui existent dans le photovoltaïque, les nanotechs, les piles à combustible, et tous les domaines technologiques touchant à la production, au stockage et à la distribution d’énergie. Mais pour ce que j’en ai vu, elles ont du mal à passer du stade du bureau d’étude au rang des fameuses gazelles. Est-ce parce que nous ne savons toujours pas transférer efficacement une technologie de la recherche publique vers l’exploitation commerciale ? Est-ce parce que la recherche sur l’énergie est aujourd’hui complètement trustée par les anciens monopoles EDF et GDF, comme celle sur les télécoms le fut par le CNET avant que
IP ne bouleverse la donne ?


Enfin, peut-être que les entrepreneurs en France savent qu’il n’y a rien de bon à tirer de ce genre d’événement parce que la part dévolue par les VCs en France au secteur de l’énergie est minime ? On me dira que sans deal flow, il est impossible d’investir, et que le poids excessif des anciens monopoles gèle le marché, obérant les perspectives de sortie. Sur un sujet comme l’énergie où les particularismes culturels ne jouent pas et qui est donc un marché mondial homogène, il ne devrait pas y avoir de problème à viser Européen dès le départ. En laissant de côté APAX Partners, qui connaît les fonds Wheb Ventures, Scottish
Equity Partners, iti Energy, Atmos, Hydro Technology Ventures, Bankinvest New Energy Solutions et SAM qui sont à Zürich ? Où sont les fonds d’origine française ? Pourquoi est-ce que le principal investisseur dans les piles à combustible pour l’automobile est un entrepreneur privé (Vincent Bolloré) ?


La question énergétique ne fera que prendre de l’importance dans les années à venir, marquée probablement par un éclatement des anciens modèles monopolistiques et l’émergence de nombreux marchés plus locaux, plus diversifiés, plus rentables. Encore une fois, la France est en retard dans ce mouvement global. Elle manque d’énergie…

IGraal : le cashback 2.0

Plus besoin d’aller sur un site de cashback pour bénéficier de remises sur ses achats en ligne ! iGraal propose depuis lundi dernier de doter le navigateur Firefox de cette nouvelle fonctionnalité.

Une fois téléchargée, l’extension iGraal enrichît  le navigateur de nouvelles icônes qui donnent accès à des sites partenaires (déjà plus de 120) dans le shopping, les voyages, ou des comparateurs de prix. A chaque achat ou clic sur un site partenaire, l’utilisateur gagne de l’argent, de quelques centimes à plusieurs dizaines d’euros. Ces gains s’inscrivent de manière très ludique sur un compteur intégré dans le navigateur et qui permet de suivre ses gains en temps réel.

Lancé il y a une semaine par Christian Goaziou, ancien dircom de Microsoft France, iGraal connaît un départ fulgurant. Compte tenu de son modèle économique, un pourcentage prélevé sur les gains des internautes, le site a commencé à générer des revenus dès la première heure de sa mise en ligne !

Un modèle dans lequel l’ensemble des acteurs en présence y trouve des bénéfices :
-    les sites marchands, déjà acquis à l’affiliation et autres systèmes de fidélisation si l’on en croit leur adhésion aux multiples sites de cashback actuels (eBuyclub, Maximiles, Cashstore,…)
-    les internautes, déjà de gros utilisateur du cashback, et qui devrait être encore plus accrocs à cette formule dont le compteur tourne sous leurs yeux en permanence.
-    enfin, la Fondation Mozilla éditrice de Firefox qui soutient ce type d’initiative dans laquelle elle voit le moyen de gagner des parts de marché pour son navigateur (http://standblog.org/blog/2006/09/05/93114891-une-extension-innovante-pour-firefox-igraal).

A voir ce qu’en disent Michel de Guilhermier, fondateur de Photoways

ou Pierre Chappaz, Co-CEO de Netvibes et fondateur de Wikio


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