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Alkemics lève €5m avec Index Ventures

Nous sommes fiers de vous annoncer la clôture du tour A d'Alkemics. Une opération de 5 millions d'euros menée par Index Ventures, très largement lead sur le tour, et complétée par Partech et Seballiance.
Ce deal sort de l'ordinaire du fait du montant, élevé pour un tour A.  Sur près de 1000 opérations dans l'écosystème venture en 2014, seules une trentaine de transactions ont dépassé les 5 millions d'euros, et la grande majorité étaient des tours B ou ultérieurs. Cette opération se distingue également du fait que l'investisseur lead, Index, est un fonds de venture pan-européen basé à Londres. En 2014, seul Packlink a bénéficié pour son tour A de l'entrée d'un fonds d'une telle envergure (Accel). Et depuis 2010, cleantech et biotechs mises à part, moins de 40 sociétés françaises ont réussi à intéresser ce type d'investisseurs. Quelles sont les qualités d'Alkemics qui ont conduit Index à investir ? Retrouvez plus d'informations sur le deal et notre analyse en suivant le lien suivant : http://bitly.com/1ApKH2o 

Take Eat Easy lève €6m avec Rocket Internet

Nous sommes fiers de vous annoncer la clôture du tour A de Take Eat Easy. Une opération de 6 millions d'euros menée par Rocket Internet, et complétée par DN Capital (UK) et Piton Capital (UK). xz.png Take Eat Easy permet aux internautes de commander les plats des restaurants les plus trendy de Paris et Bruxelles, et met pour ce faire à disposition de ces restaurants une flotte de livreurs à vélo backés par des algorithmes. Ce modèle de place de marché est représentatif de la tendance du "Do It For Me" portée par Über, Hassle, Magic... Rocket Internet confirme son intérêt pour le secteur de la food et signe avec cette opération son second deal minoritaire sur la France et la Belgique. DN et Piton étaient des coinvestisseurs idéaux pour ce tour du fait de leur expertise du secteur de la restauration, ayant cédé récemment la concurrent allemand de La Fourchette à un groupe japonais pour $220m.

Cheerz lève €6m avec Serena Capital

cheerz1.png Nous sommes fiers de vous annoncer la clôture du tour A de Cheerz. Une opération de 6 millions d'euros menée par Serena Capital, principal investisseur sur le tour, et complétée par A Plus Finance, actionnaire historique. Des business angels ont également participé à l'opération. De zéro à €12m en trois ans Fondé en 2012 par Antoine Conte et Aurélien de Meaux sous le nom Printklub, Cheerz édite une app d'impressions de photos prises sur mobile ou provenant directement de Facebook et Instagram. Entre 2012 et 2014, le chiffre d'affaires de la société s'est vu catapulté de €20k à €3,7m. Cette année, il devrait dépasser €12m avec le démarrage du déploiement à l'international. Une opération qui attire un VC français top-tier et des business angels renommés Pas étonnant avec de tels résultats que le dossier aie généré autant de concurrence chez les VCs. Cheerz peut désormais s'appuyer sur la capacité financière et la renommée de Serena Capital. Et ce n'est pas tout. Antoine et Aurélien vont pouvoir compter sur les réseaux et les conseils de Xavier Niel, Julien Codorniou (Facebook) et Jean-David Blanc (fondateur d'Allociné), business angels ayant pris part à l'opération. Le 3ème Series A de plus de 5 millions d'euros pour Chausson Finance ce semestre. Performance notable puisque, sur près de 200 Series A en France en 2014, seule une poignée ont dépassé ce seuil...

Habiteo lève €3m avec Serena Capital

habiteo.png Nous sommes fiers de vous annoncer la clôture du tour A d'Habiteo. Une opération de 3 millions d'euros menée par Serena Capital et complétée par les managers et actionnaires historiques de la société. La première société à "craquer" le marché de l'immobilier neuf La technologie d'Habiteo permet de générer des contenus premium inédits visant à favoriser la vente d'un bien immobilier en voie d'achèvement (i.e. pas encore construit). Si le pitch du "logiciel de simulation de visite en 3D" est presque devenu un cas d'école, Habiteo a su aller beaucoup plus loin en proposant un outil end-to-end d'aide à la vente en ligne qui réponde véritablement aux besoins des promoteurs, profession qui s'équipe pour la première fois dans son histoire de ce genre de solutions. Un Series A de €3m seulement un an après le lancement ! Habiteo franchit en 13 mois à peine un étape majeure de son développement en clôturant son premier tour de financement. Cette levée de fonds couronne les efforts de l'équipe (et en particulier de Jeanne Massa, CEO et ancienne COO de La Fourchette) qui a su développer une forte traction auprès des promoteurs, avec plus de 40 signatures et un chiffre d'affaires en progression mensuelle de plus de 30%...

Twido lève €2.5m avec CIC Capital Privé

Nous sommes fiers de vous annoncer la clôture du tour A de Twido. Une opération de 2.5 millions d’euros menée par CIC Capital Privé et complétée par les actionnaires historiques de la société. La 1ère innovation majeure sur un marché centenaire Alors qu’il se vend 1,5 millions de chauffe-eaux par an rien qu’en France, aucune innovation majeure n’avait jusqu’ici été proposée. C’est le pari qu’est en train de réussir Olivier Cocheteux, serial entrepreneur, qui avait notamment fondé 2IS, pionnier dans l’infogérance informatique spécialisé sur le secteur bancaire (700 salariés au moment de la revente). Le Dyson du chauffe-eau ! Twido fabrique et vend un chauffe-eau qui combine à la fois design soigné et innovations technologiques. Ce chauffe-eau connecté permet de gagner de l’espace et d’économiser sur sa facture d’électricité. Sa durée de vie est trois fois supérieure à celle d’un chauffe-eau classique. Véritable concentré de d’innovation, ce produit a nécessité 3 ans de R&D avant son lancement commercial. 7ème deal de l’année pour Chausson Finance Avec 7 deal depuis le début de l’année 2015, Chausson Finance est bien parti pour dépasser ses résultats de 2014. Sur les 7 deals, 2 ont concerné des investisseurs étrangers et 4 ont réuni un montant de 4m€ ou plus.

1er tour de financement pour Wheretoget avec Alven Capital

WheretogetNous sommes heureux d'avoir accompagné la plateforme de social shopping pour la mode Wheretoget, dans sa levée de fonds de €1,5m auprès d’Alven Capital, les business angels Fabrice Grinda et Emmanuel Brunet et ses investisseurs historiques. Fondée par Romain Moyne et Aurélien Appéré, Wheretoget permet de trouver dans quels magasins acheter les vêtements et les accessoires de mode vus sur les réseaux sociaux (Instagram, Pinterest, Tumblr…), dans une série TV ou à partir d’une photo prise dans la rue.  L’originalité de la plateforme tient au fait que les réponses apportées par Wheretoget sont crowdsourcées auprès de sa communauté, riche de plus de 800.000 fashionistas. Forte d’une audience de plus de 2.2 millions de visiteurs uniques chaque mois, la société s’est prioritairement développée à l’international. En effet, plus de 50% de son trafic provient des Etats-Unis et les fonds apportés vont permettre à la société d’y accélérer son déploiement.

1er tour de financement pour Zeepro auprès de Breega et Emertec

Nous sommes heureux d’avoir accompagné le fabriquant d’imprimantes 3D Zeepro pour sa levée de fonds auprès de Breega et Emertec. Fondée par Philippe Gugliemetti (serial entrepreneur avec Integra & Ibase), Zeepro a développé une imprimante 3D user-friendly. Loin des modèles « de garage », dédiés aux geeks bricoleurs, l’imprimante Zeepro s’adresse au grand public : pour moins de $1.500, cette imprimante est plug&play, se connecte en wifi et imprime des objets bicolores. Plus de 2 000 imprimantes Zim ont déjà été commandées par des particuliers et de grands distributeurs retails et online dans plus de 33 pays, et seront livrées dès juin prochain. Après une campagne à succès sur Kickstarter, ce premier tour de financement institutionnel permettra à la société d'accélérer son déploiement international. 

 

Capital-risque : Indicateur Chausson Finance du 2ème semestre 2013

L’Indicateur Chausson Finance portant sur les investissements en capital-risque du 2ème semestre 2013 vient d’être publié.

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Voici les éléments notables du semestre :
  • Des investissements en hausse de 16% sur l’année : avec 490 millions d’euros investis sur le deuxième semestre et 911 millions sur l’année, le capital-risque aura connu en 2013 sa première année de hausse des investissements après deux années consécutive de baisse.
  • A l’opposé, le nombre de sociétés financées baisse de 10%, à 367. Le montant moyen investi par société atteint 1,3 million d’euros contre moins d’un million le semestre passé. Cette concentration des investissements va de pair avec l’accroissement des montants investis dans les sociétés les plus matures, qui requièrent des tours de financement plus importants.
  • La BPI est devenue un acteur incontournable du capital-risque français, avec 88,8 millions d’euros investis, soit deux fois plus que le deuxième fonds le plus actif. A noter que cet acteur s’est positionné sur les sociétés les plus matures : 92% de 88,8m investis ce semestres ont financé des sociétés matures (2e tour et suivant).
  • Les investisseurs se portent toujours massivement sur le refinancement de sociétés déjà financées : sur les 367 sociétés qu’ils ont financées ce semestre, seules 82 d’entres elles, soit moins d’un quart, reçoivent des fonds pour la première fois.
  • Le fonds Idinvest Partners en tête des fonds « Hunters » : Avec un total de 9 investissements dans des entreprises qui n’avaient encore jamais été financées, cet investisseur prends la première place des Hunters.
  • La Santé reprend sa place historique de secteur préféré des investisseurs : après 5 semestres consécutifs de suprématie du secteur Internet & e-commerce, la Santé redevient le secteur ayant attiré le plus les investisseurs avec 134 millions d’euros. Cette forte croissance (+43%) est principalement due au retour en force de Sofinnova, qui triple ses investissements et se place 2e investisseur le plus actif du semestre avec 41 millions d’euros investis.
  • La Santé truste également les plus gros tours de table : quatre des plus gros tours du semestre ont été bouclés sur des entreprises de ce secteur. C’est en revanche le secteur Logiciel qui place la plus importante opération avec 29 millions d’euros pour l’éditeur open source Talend
  • Les fonds français ont moins investi hors de France : les investissements dans des sociétés non françaises ont représenté 16% des capitaux investis contre 20% le semestre précédent. L’île de France concentre toujours plus de la moitié des investissements réalisés en France avec 210 millions. La région Rhône-Alpes maintient sa place de 2ème région préférée des investisseurs avec 49 millions d’euros investis.
Pour consulter et télécharger l’ensemble de l’étude, merci de vous rendre sur la page de l’indicateur Chausson Finance.

Epresspack réalise sa série A auprès d’Entrepreneur Venture

Nous avons été ravis de mener la série A de la société Epresspack. L’opération a été effectuée auprès d’Entrepreneur Venture Gestion, accompagné de plusieurs business angels.

Un Chiffre d’affaires triplé en 2015

Epresspack édite une solution SaaS qui permet aux annonceurs de digitaliser leurs relations avec les médias, blogeurs et autres influenceurs. La technologie, qui a nécessité deux ans de travail, a été conçue et développée par les deux dirigeants, des professionnels aguerris du secteur. Verrouillé jusqu’ici par quelques solutions anglo-saxonnes vieillissantes, le marché a accueilli très favorablement Epresspack puisque la société compte déjà plus de 100 clients, principalement des grands comptes.

Déjà des premiers succès à l’international

Depuis Paris, Epresspack a réussi à signer plusieurs marques étrangères à dimension mondiale telles Dove à Londres ou Sanofi en Suisse. Commercialement, Epresspack s’appuie sur son portefeuille clients pour se déployer rapidement. La forte visibilité des solutions installées d’Epresspack favorise, en effet, un upsell important chez les clients existants et des signatures d’acteurs d’un même écosystème.

Un triplement de l’effectif et une première filiale à Londres

Détenant jusqu’à présent 100% du capital, les dirigeants ont accueilli un fonds d’investissement pour l’aider à accélérer son développement commercial en Europe. Une première filiale à Londres va ainsi être ouverte prochainement. D’ici 2017, l’effectif devrait tripler pour atteindre 45 salariés

6 vérités à connaître pour réussir sa levée de fonds

Dans la presse, les annonces de levées de fonds foisonnent quotidiennement. Certains pourraient croire l’exercice facile alors que les statistiques montrent que, même en période euphorique, seuls 1% des entrepreneurs réussissent. Si lever des fonds est une chose, réussir un beau deal en est une autre. Au-delà d’une forte valorisation et la signature d’un fonds de venture prestigieux, six autres éléments sont à prendre en compte pour parler d’un bon deal.

1/ le temps passé – un arbitrage à faire avec le business as usual

J’ai en tête une société dont les dirigeants ont passé 12 mois sur leur levée de fonds, soit 6 mois de plus qu’un entrepreneur accompagné d’un leveur ! Rien d’étonnant quand on sait qu’ils ont mené, seuls, leur levée en plus du business as usual. On peut juste se demander quelle valeur ces mêmes dirigeants accordent à 6 mois de leur temps et quel impact a eu ce retard de financement sur le développement de la société.

2/ La valorisation d’entrée, seule, n’a que peu de signification

Les modalités des actions de préférences sont tout aussi importantes que la valorisation d’entrée. Les actions à droit de liquidation préférentielle protègent en effet l’investisseur et garantissent même, dans certains cas, un rendement sur l’investissement effectué. A titre d’exemple, Le dernier tour venture de Whatsapp permettait à l’investisseur de récupérer 4 fois sa  mise avant tout partage de l’éventuel reliquat. Sans grande conséquence chez Whatsapp vu le niveau de sortie, ce type d’actions préférentielles entraine des effets loin d’être négligeables pour les entrepreneurs dans un grand nombre de deals. La négociation de la valorisation d’entrée n’a donc que peu de signification si elle n’est pas appréhendée dans un cadre plus large comprenant les différentes clauses du pacte et les éventuelles clauses de relution et dilution.

3/ Le pacte d’associés va régir les relations futures entre actionnaires

Le pacte d’associés définit la répartition des pouvoirs entre les actionnaires en fonction de leurs profils (dirigeant/investisseurs…) et de leurs pourcentages de détention du capital. Sur plusieurs dizaines de pages, le pacte régit la vie de la société aux niveaux de la vie juridique et de la gouvernance de la société. Aux entrepreneurs de ne pas être pieds et poings liés et de ne pas céder à toutes les demandes des investisseurs. A eux de faire la part des choses entre les demandes standards et les autres. Ces dernières pouvant s’exprimer au détriment de l’entrepreneur.

4/ La levée est à la relation Entrepreneur/VC ce que la lune de miel est au mariage

Les sources de tension entre les entrepreneurs et les fonds sont potentiellement nombreuses lors des négos finales. Certaines discussions frontales entre entrepreneurs et investisseurs peuvent ainsi être tendues… Cette situation doit être évitée à tout prix puisque cette période représente généralement une période constructive dans la relation entrepreneur/investisseur. Gâcher cette période impactera négativement toutes les phases suivantes.

5/ L’investisseur doit se sentir l’heureux élu

La nature humaine est ainsi faite qu’un investisseur mobilisera plus d’énergie et de temps sur une de ses pépites pour laquelle il s’est battu pour entrer au capital. Charge à vous, entrepreneurs, de montrer que la concurrence sur votre dossier fut significative et que le fonds de venture fut choisi parmi d’autres prétendants grâce à sa valeur ajoutée et au fit humain. La suite de la relation s’en trouvera facilitée.

6/ Les tours ultérieurs se préparent dès maintenant

Une levée de fonds réussie permet de nouer des liens privilégiés avec plusieurs investisseurs, même si ceux-ci ne participent pas au tour actuel. Encore faut-il identifier, rencontrer et intéresser plusieurs fonds de venture qui auront l’envie de suivre le développement de la société dans la durée.

Si les annonces de levées prolifèrent dans la presse, force est de constater que les « bons deals » sont beaucoup moins courants. Lever des fonds avec une belle valorisation et un fonds prestigieux ; c’est bien mais pas suffisant. Un bon deal implique de valider de nombreux critères   : le temps passé, les conditions globales incluant la gouvernance et le type d’actions de préférence, mais aussi les éléments liés à la psychologie de la relation entrepreneur-investisseur.