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6 vérités à connaître pour réussir sa levée de fonds

Dans la presse, les annonces de levées de fonds foisonnent quotidiennement. Certains pourraient croire l’exercice facile alors que les statistiques montrent que, même en période euphorique, seuls 1% des entrepreneurs réussissent. Si lever des fonds est une chose, réussir un beau deal en est une autre. Au-delà d’une forte valorisation et la signature d’un fonds de venture prestigieux, six autres éléments sont à prendre en compte pour parler d’un bon deal.

1/ le temps passé – un arbitrage à faire avec le business as usual

J’ai en tête une société dont les dirigeants ont passé 12 mois sur leur levée de fonds, soit 6 mois de plus qu’un entrepreneur accompagné d’un leveur ! Rien d’étonnant quand on sait qu’ils ont mené, seuls, leur levée en plus du business as usual. On peut juste se demander quelle valeur ces mêmes dirigeants accordent à 6 mois de leur temps et quel impact a eu ce retard de financement sur le développement de la société.

2/ La valorisation d’entrée, seule, n’a que peu de signification

Les modalités des actions de préférences sont tout aussi importantes que la valorisation d’entrée. Les actions à droit de liquidation préférentielle protègent en effet l’investisseur et garantissent même, dans certains cas, un rendement sur l’investissement effectué. A titre d’exemple, Le dernier tour venture de Whatsapp permettait à l’investisseur de récupérer 4 fois sa  mise avant tout partage de l’éventuel reliquat. Sans grande conséquence chez Whatsapp vu le niveau de sortie, ce type d’actions préférentielles entraine des effets loin d’être négligeables pour les entrepreneurs dans un grand nombre de deals. La négociation de la valorisation d’entrée n’a donc que peu de signification si elle n’est pas appréhendée dans un cadre plus large comprenant les différentes clauses du pacte et les éventuelles clauses de relution et dilution.

3/ Le pacte d’associés va régir les relations futures entre actionnaires

Le pacte d’associés définit la répartition des pouvoirs entre les actionnaires en fonction de leurs profils (dirigeant/investisseurs…) et de leurs pourcentages de détention du capital. Sur plusieurs dizaines de pages, le pacte régit la vie de la société aux niveaux de la vie juridique et de la gouvernance de la société. Aux entrepreneurs de ne pas être pieds et poings liés et de ne pas céder à toutes les demandes des investisseurs. A eux de faire la part des choses entre les demandes standards et les autres. Ces dernières pouvant s’exprimer au détriment de l’entrepreneur.

4/ La levée est à la relation Entrepreneur/VC ce que la lune de miel est au mariage

Les sources de tension entre les entrepreneurs et les fonds sont potentiellement nombreuses lors des négos finales. Certaines discussions frontales entre entrepreneurs et investisseurs peuvent ainsi être tendues… Cette situation doit être évitée à tout prix puisque cette période représente généralement une période constructive dans la relation entrepreneur/investisseur. Gâcher cette période impactera négativement toutes les phases suivantes.

5/ L’investisseur doit se sentir l’heureux élu

La nature humaine est ainsi faite qu’un investisseur mobilisera plus d’énergie et de temps sur une de ses pépites pour laquelle il s’est battu pour entrer au capital. Charge à vous, entrepreneurs, de montrer que la concurrence sur votre dossier fut significative et que le fonds de venture fut choisi parmi d’autres prétendants grâce à sa valeur ajoutée et au fit humain. La suite de la relation s’en trouvera facilitée.

6/ Les tours ultérieurs se préparent dès maintenant

Une levée de fonds réussie permet de nouer des liens privilégiés avec plusieurs investisseurs, même si ceux-ci ne participent pas au tour actuel. Encore faut-il identifier, rencontrer et intéresser plusieurs fonds de venture qui auront l’envie de suivre le développement de la société dans la durée.

Si les annonces de levées prolifèrent dans la presse, force est de constater que les « bons deals » sont beaucoup moins courants. Lever des fonds avec une belle valorisation et un fonds prestigieux ; c’est bien mais pas suffisant. Un bon deal implique de valider de nombreux critères   : le temps passé, les conditions globales incluant la gouvernance et le type d’actions de préférence, mais aussi les éléments liés à la psychologie de la relation entrepreneur-investisseur.

Les 10 conseils d'un DAF et d'un banquier aux entrepreneurs qui se lancent

Marc Zukerberg a nommé son DAF à la création de Facebook

  • Les missions d’un DAF doivent être couvertes, très tôt, dans la vie d’une startup. Que la société fasse appel à un DAF part-time ou à une personne en interne.
  • Si le pilotage financier n'est pas mis en place, très tôt, dans la vie d'une startup, il sera plus difficile de le faire plus tard.

Ne pas confondre expert-comptable et DAF

  • Un expert-comptable est le garant du respect des normes comptables et fiscales françaises, celles-ci datant des années 50’ et étant peu adaptées aux startups. Il n’a généralement pas l’expertise requise pour faire un reporting conçu pour les startups car la matière comptable n’est pas adaptée.

Ne pas confondre business-plan et reporting financier

  • Le BP financier a 2 principaux objectifs : expliquer le business-model d’une société dans les grandes lignes et servir de budget pour l'année à venir.
  • Le reporting donne, pour sa part, une vision analytique du passé et permet de repérer les écarts mensuels entre données réelles et données prévisionnelles.
  • Le pilotage financier doit être réalisé sous l'angle du P&L mais aussi du bilan et du cashflow afin d’avoir une situation complète.

Le pilotage financier d’une société est similaire à celui d’une voiture

  • Chaque voiture possède un tableau de bord comportant les principales informations à connaitre : compteur de vitesse, jauge d’essence… Ces informations sont fiables et fournies en temps réel. Ce sont les mêmes principes qui prévalent pour une société : un pilotage axé sur les principales KPIs, fiables et obtenues le plus rapidement possible.

Le pilotage financier permet de repérer les erreurs très rapidement

  • Le pilotage financier permet à l’entrepreneur d’avoir une vision business de sa société. Cette vision permet d’identifier rapidement les actions à prendre pour optimiser la création de valeur de la société.
  • Les reporting doivent être produits mensuellement pour que l’entrepreneur puisse réagir rapidement et prendre les décisions qui s’imposent.

Choisir un banquier qui comprenne les startups tout en s’inscrivant dans la durée

  • Pour un dirigeant de startup, le piège est d’avoir un banquier dont le portefeuille clients est constitué par de très petites sociétés, voire d’artisans. Ce banquier aura une valeur ajoutée limitée puisqu’il n’aura jamais été confronté aux problématiques d’une société en forte croissance. Opter pour un centre d’affaires entreprises, spécialisé sur une clientèle de sociétés de taille significative, parait donc judicieux.
  • La compréhension des métiers et business-models des startups peut s’avérer difficile pour des banquiers non initiés aux spécificités du monde digital. Opter pour un banquier ayant une certaine expérience des startups parait, là aussi, pertinent.

Le banquier est avant tout un commerçant

  • Confier les flux et souscrire à des services bancaires du type cartes de crédit ou assurances permet de forger une relation solide avec le banquier. Et donc de faciliter les négociations dans l’obtention d’un crédit.

Le banquier base son analyse sur le passé

  • L’analyse d’une entreprise se fait essentiellement grâce aux performances passées. Pour des entreprises en pleine croissance, cela peut être pénalisant.
  • L’entrepreneur doit procéder, dans la mesure du possible, à ses levées de fonds en fin d’année plutôt qu’au début. Une levée de fonds en décembre aura des effets bénéfiques sur son scoring bancaire dès le mois suivant alors qu’une levée en mars ne se traduira positivement que 10 mois après.
  • L’entrepreneur devra produire des situations comptables intermédiaires et des reportings clairs afin que le banquier détienne des informations fiables et récentes.

Le banquier analyse aussi des critères subjectifs

  • Le banquier prend en compte des éléments aussi subjectifs que la capacité de l’entrepreneur à lever des fonds et à se faire recommander par des personnes référentes.
  • Le banquier est également sensible à la communication de l’entrepreneur. Ce dernier gagnera des points s’il envoie fréquemment au banquier un mail récapitulant l’activité et s’il l’avertit des possibles difficultés bien amont.

Comment tirer profit de la relation entrepreneur-investisseur?

En matière de levée de fonds, prenez fromage et dessert.

En phase de levée, certains entrepreneurs sont obnubilés par la valo au détriment de la valeur ajoutée apportée par le VC. A tort, puisque les grands succès se construisent autour d’une relation privilégiée entre l’entrepreneur et un VC « smart ». Les entrepreneurs doivent donc opter pour la meilleure valo ET le meilleur VC possibles.

 

Cherchez un profil d’investisseurs conforme à vos ambitions

L’entrepreneur avisé planifiera ses rounds de financement en fonction de l’exit souhaitée. Devenir une licorne nécessitera de lever avec un fonds américain prestigieux. Maximiser ses chances de réussite se prépare dès le round A. Signez avec un fonds français reconnu permettra d’accrocher plus facilement un fonds européen reconnu puis un fonds américain « top tier ». Criteo a ainsi signé successivement avec Idinvest, Index pour finir avec Bessemer. Dans un marché normé comme celui du venture, la théorie du signal s’applique pleinement. Chaque nouvel investisseur étudiera attentivement le « pedigree » des investisseurs présents et leur capacité à collaborer ensemble. C’est lors du dernier meetup de Point Nine Capital que sa participation Algolia a renforcé ses liens avec Accel Partners… quelques semaines avant la conclusion d’un round B de 18m$!

Plus généralement, un fonds « top-tier » permet à ses participations de renforcer leurs crédibilités auprès de leurs écosystèmes. Bessemer a permis à Criteo d’asseoir sa crédibilité aux USA. Celle-ci s’est traduite par la facilité à recruter des managers américains jusque-là insensibles à la pépite « frenchy ». Bessemer a également permis de maximiser la valorisation lors de l’IPO, les investisseurs américains étant, là-aussi, plus réceptifs.

 

Au sein du fonds, collaborez avec un partner reconnu

Le fonds est représenté au board de la société par l’un de ses partners. Lors des décisions stratégiques comme les réinvestissements, c’est lui qui portera le dossier devant le comité interne du fonds. Sélectionner un fonds doit donc prendre en compte l’interlocuteur au quotidien…au risque d’être considéré comme une participation de second rang.

L’investisseur sera plus ou moins impliqué dans l’accompagnement de ses participations. Cette implication varie en fonction de la typologie du fonds, du montant investi, de l’âge du fonds… L’investisseur apporte son expertise qui peut s’exprimer par une connaissance du secteur et/ou des sujets inscrits dans la road map. Ainsi, un entrepreneur se posera vraisemblablement la question du développement aux USA une fois dans sa vie alors que l’investisseur y aura déjà été confronté à plusieurs reprises via ses participations. A lui de partager les bonnes pratiques. Dans un autre domaine, Xavier Lorphelin de Serena Capital est très actif sur la stratégie de build-ups de ses participations telle Augure allant jusqu’à s’occuper de la négociation avec les cibles identifiées.

La valeur ajoutée se traduit aussi par la mise à disposition du carnet d’adresses de l’investisseur. Chez Point Nine, 50 CTOs de leurs participations échangent entre eux quotidiennement sur une plateforme dédiée.

Last but not least, la coopération durant en moyenne 5 ans, autant faire équipe avec un investisseur avec qui il y ait un feeling!

 

 

Les entrepreneurs « successful » vous le confirmeront ; leurs VCs ont fortement contribué à leur succès de par la valeur ajoutée apportée. Celle-ci est un mix entre l’aura du fonds, la capacité à accompagner dans la durée, les compétences, le carnet d’adresses et l’implication du partner en charge du dossier. Lors de la comparaison de term-sheets, la valeur ajoutée du fonds et du partner est donc un critère de sélection tout aussi important que la valorisation. Certains entrepreneurs acceptent même des valorisations inférieures provenant de VCs « top tier ».

Les 10 conseils de Paul Amsellem aux entrepreneurs qui se lancent

Un entrepreneur doit sortir la tête du guidon

  • Chaque nouvelle rencontre étant une occasion de confronter ses idées et d’apprendre, l’entrepreneur ne doit pas hésiter à échanger avec des personnes de secteurs et d’horizons différents. En France mais aussi à l’étranger
  • Chaque matin, un CEO doit prendre 10 minutes de réflexion au lieu de foncer directement consulter sa boite email

 

Un ADN à réfléchir et à utiliser

  • Avec ses salariés, un CEO doit lister les principales valeurs définissant la société
  • Il faut confronter ses actions (recrutements, relations clients et fournisseurs…) à l’aune de ce système de valeurs

 

Recrutement d’un salarié : la première impression est souvent la bonne

  • Le CEO doit se fier à son instinct et s’appuyer sur sa première impression. C’est bien plus efficace que tous les tests psychologiques
  • Recadrer une personne étant difficile, il faut être certain de son choix avant de le recruter
  • Les salariés avec des activités extra-entreprise marquantes sont à recruter en priorité car ils sont généralement les plus équilibrés
  • Une startup étant une aventure humaine avant tout, la question clé à se poser lors d’un entretien d’embauche est : « ai-je envie de voir cette personne tous les jours devant moi ? »

 

Motiver ses salariés via un système de rémunération à la performance

  • La nature humaine et le système légal français étant ainsi faits, le CEO payera ses salariés avec un salaire fixe bas et un variable potentiellement important
  • Le CEO allouera un plan de BSCPE pour motiver ses salariés sur le long terme

 

Votre écosystème a aussi besoin de vous. Il ne faut donc pas hésiter à les solliciter

  • Les journalistes doivent écrire des histoires : le CEO a donc tout intérêt à les contacter pour les aider. En leur préparant le travail autant que possible
  • Le rôle d’Apple est de proposer les meilleures applications mobiles possibles : les contacter en amont permet de mieux comprendre ce qu’ils recherchent et d’optimiser son app’

 

Pourquoi ce bleu ?
  • Facebook et Whatsapp n’ont jamais investi en publicité. Toutes les ressources d’acquisition et fidélisation clients sont mobilisées sur l’amélioration de l’expérience utilisateurs
  • L’expérience utilisateurs se jouant sur des détails, les questions sur le choix des couleurs ou sur telle arborescence s’avèrent primordiales

 

Créer un actif technologique premium et facile à utiliser

  • L’entrepreneur doit créer un actif technologique de haute qualité très simple d’utilisation. A l’image des solutions d’Uber, Amazon et Facebook ; intuitivement simples à utiliser mais reposant sur des algorithmes complexes
  • Il faut se demander quelles features supprimer et non pas l’inverse

 

Connaitre et apprendre de la concurrence

  • Le CEO doit échanger régulièrement avec ses concurrents afin de connaitre leurs caractéristiques et leurs stratégies
  • Le CEO doit consacrer son énergie à comprendre les forces de ses concurrents au lieu de les dénigrer

 

 Parler à cœur ouvert

  • Exprimer ses sentiments clairement devant ses interlocuteurs. Généralement, ceux-ci le feront aussi, ce qui permet d’avancer de manière plus constructive et même de débloquer des situations compliquées

 

Etre lucide sur les valorisations de sortie proposées

  • Au-dessus d’un certain montant à la sortie, les sommes en jeu pour l’entrepreneur ne modifient en rien sa vie personnelle
  • Si on parle des belles réussites de sortie, on oublie souvent les entrepreneurs ayant refusé des sommes importantes à un moment donné et qui ont vu le train ne passer qu’une fois

Les 10 conseils de Pierre Trémolières aux entrepreneurs qui se lancent

La principale mission d’un entrepreneur consiste à agréger des salariés talentueux

  • La réussite d’une société repose principalement sur ses salariés. L’entrepreneur doit donc passer la plus grande partie de son temps sur le choix de ceux-ci

 

Il faut réfléchir à 10 fois avant de choisir et d’associer des personnes opérationnelles

  • Une association de personnes doit être conçue de manière à perdurer dans le temps, que la société performe ou non. A l’entrepreneur de bien définir les rôles et la répartition du capital et des pouvoirs de chacun afin de conserver une certaine harmonie
  • On ne connait vraiment ses associés qu’après avoir créé et développé une société avec eux. Fort de ce principe, n’associer des opérationnels qu’une fois la preuve de leurs compétences faite. Les BSCPE sont donc à privilégier sur les actions en dur

 

L’equity story doit être pensée dès le tour de financement business angels

  • Des business-angels référents permettent de convaincre plus facilement les VCs
  • S’entourer de business angels permet également de bénéficier d’un certain recul et de conseils pertinents

 

Avant de lever avec des VCs, les fondamentaux business doivent être au vert

  • Aucune entreprise ne trouve son business-model du premier coup. A l’entrepreneur de procéder méticuleusement à un fine-tuning pour déterminer la meilleure équation business. Ce n’est qu’une fois trouvée que l’entrepreneur peut accélérer avec l’argent des fonds de venture

 

Bien connaitre le sous-jacent de son métier s’avère primordial

  • Avant d’être un e-commerçant/marketplace avec des salariés sur le marketing digital, Delamaison a été pensé comme un commerçant avec des logisticiens et des acheteurs spécialisés sur le marché de l’ameublement.
  • Avant de penser « digital », il faut définir sa société en fonction des fondamentaux du sous-jacent
 

Même l’entrepreneur le plus talentueux ne peut aller à l’encontre du marché

  • Il est impossible de générer de la croissance avec un time-to-market inexistant
  • Un marché se caractérise par des taquets de maturité. Ceux-ci doivent influencer la stratégie de l’entrepreneur

 

Optimiser les relations avec le client, voici la principale innovation que permet Internet

  • Au contraire du monde click&mortar, les acteurs web ont la faculté de monitorer en quasi-temps réel la satisfaction clients et donc de l’optimiser
  • Les acteurs web sont également les seuls à pouvoir proposer des parcours clients individualisés et donc mieux conçus

 

Les datas sont partout : à l’entrepreneur de s’en servir

  • Les datas sont partout : logistique, acquisition, satisfaction clients… A l’entrepreneur de monitorer les principales, de les fine-tuner et d’élaborer sa stratégie en fonction

 

Donner votre argent à vos clients plutôt qu’à Google

  • La croissance de l’activité doit venir prioritairement de l’amélioration de l’offre (plus de choix et/ou prix plus accessibles) et non de la hausse des efforts d’acquisition clients comme les dépenses Adwords

 

Du gourou-to-many au C2C affinitaire

  • Dans un certain nombre de secteurs, la position de l’expert/gourou est en train de s’estomper du fait de la mouvance des réseaux sociaux. En remplacement, est en train d’émerger une masse de personnes référents auprès de cercles restreints, en fonction de valeurs et/ou problématiques communes

 

A propos de Pierre Trémolières

Serial entrepreneur, Pierre a notamment fondé Delamaison, e-commerçant leader sur le marché français de l'ameublement. En 7 ans, Pierre a levé près de 13m€, constitué un groupe de 150 salariés pour finalement vendre à Adeo (Leroy Merlin, Bricoman, Weldom). 

Levée de fonds de €350.000 pour Curioos

logocurioos.jpgNous sommes heureux d’annoncer la levée de fonds de Curioos, place de marché dédiée à l’art numérique. La jeune société boucle un tour de table de €350k auprès de 7 business angels dont Fabrice Sergent, Yves Weisselberger, Emmanuel Brunet et Christophe Chausson. La société est née il y a un an de la rencontre entre Mathieu Valoatto, amoureux de lʼimage numérique, et de Natacha Huguet-Millot, passionnée des technologies web.  Curioos propose d’acheter en ligne des affiches et objets graphiques d’art numérique, en édition limitée. Aujourd’hui, Curioos fédère une communauté de près de 2000 artistes spécialisés dans l’art numérique, issus de 92 pays. Plus de 10 000 oeuvres sont à ce jour exposées et vendues sous forme dʼaffiches dʼart numérotées. Grâce à cette augmentation de capital, la start-up souhaite attaquer le marché américain en installant un bureau à New-York dès cet automne.

Melty lève €3,6m auprès de Serena Capital et cinq business angels

logo-melty.jpgNous sommes très fiers d’avoir accompagné Melty dans sa levée de €3,6m auprès de Serena Capital et de cinq acteurs majeurs du web et des médias : Marc Simoncini, Pierre Chappaz,  Fred & Farid et Nicolas Plisson. Melty est un groupe média à destination des 18/30 ans qui édite, en plus de son portail melty.fr, 6 sites verticaux : meltyBuzz,  meltyFashion, meltyFood, meltyStyle, Fan2 et meltyCampus. Le groupe dépasse les 11 millions de VU mensuels. A l’origine de cette très forte croissance de trafic, se trouvent des algorithmes qui identifient les sujets chauds du moment sur le web. Les journalistes peuvent ensuite écrire leurs articles sur ces sujets qui attireront à coup sûr un lectorat. Ces algorithmes aident également les journalistes à optimiser leurs articles, en leur suggérant les bons mots clefs qui optimiseront le référencement ou encore en leur proposant une heure optimale de publication. Lancée en 2008 et rapidement soutenue par Bouygues Telecom Initiative et le groupe Ionis, la société a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de €1.2m et atteint la rentabilité. Pour 2012, la société prévoit d’atteindre €3m de chiffre d’affaires. La société a d’ores et déjà lancé sa première déclinaison internationale en Italie. A l’horizon 5 ans, les deux fondateurs, Alexandre Malsch et Jérémy Nicolas, ambitionnent une présence dans 10 pays et un total de 37 sites verticaux.

Les 10 conseils d'Olivier Heckmann aux entrepreneurs qui se lancent

L’organisation et le recrutement doivent représenter la majeure partie du temps d’un CEO

  • Le développement de la société reposant sur ses salariés, choisir les salariés les plus adaptés à ses besoins est donc crucial
  • Les interactions entre les salariés étant créateur de valeur, l’organigramme doit être réfléchi pour faciliter la coopération, bien définir les responsabilités de chacun et éviter les tensions

 

Un CEO doit consacrer un temps conséquent aux RP

  • Le CEO est le mieux placé pour communiquer les valeurs et la vision de la société à l’extérieur ; ce qui attirera clients, partenaires et futurs salariés
  • Une société en croissance recrutera un responsable des RP en interne afin de faciliter le travail du CEO

 

Comme un sportif de haut niveau, un CEO doit se faire coacher

  • Un CEO doit maitriser de nombreuses compétences (management, recrutement, communication...). Avec les conseils d’un coach, il améliore ses performances personnelles et donc celles de la société
  • Un CEO est un homme seul avec, généralement, un stress conséquent à gérer. Un coach permet de prendre du recul sur ses performances et donc de maitriser plus sereinement son environnement

 

Etre un serial entrepreneur ne présente pas que des avantages

  • Le niveau de pression venant de l’extérieur mais aussi son niveau d’exigence personnelle sont plus élevés

 

Recrutement : Y consacrer le temps et les ressources

  • Les cabinets de recrutement ont une réelle valeur ajoutée
  • Embaucher un responsable RH en interne très tôt dans le développement de la société
  • Faire passer des entretiens de recrutements avec plusieurs membres de l’équipe et notamment à ceux qui vont travailler quotidiennement avec la nouvelle recrue afin de déterminer s’il y a un feeling humain possible
 

Un DAF high-level : à embaucher dès 20 salariés

  • Un DAF permet de gérer les aspects finance mais aussi RH et légal. Il est un « problem solver » qui permet au CEO de se focaliser sur des éléments plus créateurs de valeur
  • Un DAF met en place les outils de pilotage de la société. Le CEO peut donc se concentrer sur les prochaines étapes comme, par exemple, le développement à l’international sans négliger pour autant l’existant grâce au pilotage

 

Communiquer en interne de manière franche et régulière en périodes d’euphorie mais aussi de crise

  • Il faut que chaque salarié puisse expliquer l’activité de la société succinctement. Chaque salarié doit connaitre les principaux chiffres de la société afin de mieux comprendre les enjeux actuels et à venir
  • En période de downsizing, c’est en expliquant clairement la situation et en tenant informés les salariés à fréquence régulière que le CEO peut conserver les meilleurs et demander à ses équipes un mode « commando »

 

Adapter en amont son produit aux cultures nationales

  • Les envies des clients de nationalités différentes pouvant être très variées, il faut penser à concevoir un produit modulable dès le début

 

Parler avec le marché autant que possible

  • Comprendre les forces et faiblesses de ses concurrents permet de mieux comprendre son propre positionnement
  • Parler aux cabinets de recherche comme Gartner permet de mieux comprendre l’évolution du marché et donc d’affiner sa stratégie
  • Parler aux acquéreurs potentiels et autres partenaires permet d’être visible le jour où ceux-ci entameront une politique de croissance externe

 

 Un team-building bien pensé génère un fort retour sur investissement

  • Réunir l’équipe pendant 2 jours dans un lieu de villégiature agréable, avec plusieurs activités ludiques et un bar fourni, permet de démultiplier la motivation des salariés sur le long terme

 

Olivier Heckmann

A sa sortie d'école, Olivier co-fonde Multimania, portail internet, 3ème site francophone par l'audience, côté en Bourse et acquis pour +200m€ en 2001 par Bertelsman. Par la suite, il co-fonde Kewego qui édite une plateforme de diffusion et de monétisation des contenus vidéos. La société est revendue 35m€ en 2011. Depuis 4 ans, il accompagne plusieurs startups comme board member et/ou investisseur (Gandi, Wizbii, Deolan, Giroptic, Evergig...).

Ividence lève 3 millions d'euros auprès d’Omnes capital et A Plus finance

IvidenceNous sommes fiers d’annoncer la levée de €3m réalisée par Ividence auprès des fonds Omnes Capital (ex Cape) et son investisseur historique A Plus Finance. Spécialisée dans l’email marketing d’acquisition, la société a développé la première place de marché publicitaire dédiée à l’email d’acquisition (Email Ad eXchange).  Fondée en 2008 et localisée à Paris, ividence met en relation au sein de sa place de marché électronique les annonceurs et les éditeurs – propriétaires de listes d’emails opt-in – et optimise, par le biais de sa technologie exclusive de ciblage comportemental, à la fois l’efficacité des campagnes et le chiffre d’affaires de ses éditeurs. Ividence, qui a triplé son chiffre d’affaires en 2011, monétise plus de 50 millions d’adresses en France et aux Etats-Unis, et pilote plus de 3 000 campagnes par mois. La société compte plus de 300 clients parmi lesquels SeLoger, WeekEndDesk, Aujourd’hui, Zanox, Tradedoubler, Cdiscount, Zalando, BNP Paribas, Cofinoga, La Redoute, 3 Suisses, Marionnaud, Ford, Infogroup. Ce nouveau tour de financement va permettre à ividence de continuer son expansion internationale, après avoir ouvert en 2011 des bureaux à New York et à San Francisco. « Nous sommes heureux d’accueillir Omnes Capital au sein d’ividence. Ce nouveau tour de table nous permettra de soutenir notre croissance internationale, de continuer à enrichir les fonctionnalités de notre plateforme, et de conforter notre position de leader technologique. ividence est à ce jour le seul éditeur à proposer une place de marché dédiée à l’email publicitaire d’acquisition », déclare Eric Didier, CEO et co-fondateur d’ividence. « Nous sommes heureux d’apporter notre soutien à deux entrepreneurs expérimentés, Eric Didier et Eric Prigent et de les accompagner dans leur projet de développement d’une solution innovante de maximisation de l’efficacité et du ROI de l’email d’acquisition », déclare Xavier Brunaud, Chargé d’affaires chez Omnes Capital.

Feedbooks lève €1m après d'A Plus Finance

FeedbooksNous sommes très heureux d’annoncer la levée de fonds de €1m de Feedbooks auprès d’A Plus Finance. Cette levée a été accompagnée par Chausson Finance. Feedbooks s’est imposée en quelques années, comme une des premières plateformes internationales de téléchargement de livres, grâce à sa présence historique aux Etats-Unis, l’utilisation de formats numériques « ouverts » et à un catalogue de plus de 250 000 ouvrages. L’entreprise compte aujourd’hui 3,5 millions de téléchargements par mois, dont 500 000 en France. Depuis sa création, la spécificité de Feedbooks est d’offrir un service de publication et distribution en ligne indépendant, connecté à un large écosystème de systèmes de lecture et de réseaux sociaux, sans recours aux formats propriétaires. Feedbooks est ainsi le premier libraire numérique à supporter dès 2007, le format EPUB, spécialement conçus pour les liseuses, aujourd'hui largement considéré comme étant le standard industriel pour le format des livres électroniques. Egalement pionniers dans le développement du livre numérique sur smartphone grâce à la création du protocole OPDS et des partenariats avec Stanza et Aldiko, Feedbooks distribue près des deux tiers de ses titres sur iPhone et Android. Feedbooks est pré-chargé dans plus de 20 applications, ce qui lui permet de toucher une base d’une dizaine de millions d'utilisateurs. Grâce à ce 1er tour de financement, Feedbooks compte poursuivre son développement et consolider son avance, principalement en renforçant ses équipes de libraires numériques, en charge d’assurer des sélections, de favoriser les découvertes et d’enrichir l’expérience des lecteurs. Ils couvriront les langues allemande, italienne, et espagnole. Feedbooks a été créé en juillet 2007 par Hadrien Gardeur et Loïc Roussel, deux ingénieurs passionnés par le domaine de la culture. Leur projet a remporté les concours OSEO en 2007 & 2008, ainsi que le Grand Prix "Internet et Services" du Tremplin Entreprise 2010 au Sénat.