Talend fondateur de l’Open Software Alliance

Une nouvelle association professionnelle a vu le jour hier à l’Open Solutions Summit qui se tient à New York dans le cadre de LinuxWorld. L’Open Software Alliance (OSA) a été fondée par un noyau de 10 sociétés actives dans les applications d’entreprise en open source. Parmi elles, on retrouve de grands noms du marché comme Jaspersoft, EnterpriseDB, ou Spikesource, mais aussi Talend, le seul européen avec Openbravo.

Dans un esprit d’ouverture propre à la communauté, l’OSA se donne pour objets de promouvoir activement l’interopérabilité entre les applications, de constituer des meta-communautés afin de porter des projets d’envergure auprès de grands donneurs d’ordre, et enfin d’accroître la notoriété et la reconnaissance de l’open source par les entreprises. Sur ce dernier point, l’association reste dans la ligne des nombreux groupes professionnels qui cherchent à institutionnaliser leur domaine d’activité. Il est plus intéressant de se pencher sur les 2 premiers objectifs :

  • L’interopérabilité entre applications est une tendance majeure dans le secteur IT. Bien que très demandée par les clients, elle est freinée par le caractère propriétaire des logiciels et l’hétérogénéité des systèmes d’informations. L’Open Source, par construction, est plus à même de répondre à cette demande. Et il ne s’agit pas là de définir de façon théorique des standards de communication inter-applicative, mais bien d’assurer de façon pratique l’inter-fonctionnement des logiciels. L’OSA cherche ainsi à contourner pour ses membres une première barrière à l’entrée sur le marché des logiciels d’entreprise, à savoir la capacité à fournir des solutions complètes. Cette même capacité que les grands éditeurs propriétaires ont acquise en accumulant depuis des années des technologies issues de développements internes et d’acquisitions. Ensemble, les éditeurs Open Source ont cette capacité, il suffit de les mettre en réseau.
  • Les meta-communautés sont la déclinaison commerciale de cette volonté de rassemblement. En unifiant leur démarche auprès des grands comptes, les éditeurs Open Source pourront rivaliser avec les géants du secteur non seulement sur la valeur technologique de leurs solutions mais également sur leur capacité d’adaptation aux exigences des clients. C’est une autre barrière à l’entrée à laquelle s’attaque l’OSA, barrière qui a jusqu’à présent joué en faveur des grands éditeurs propriétaires par effet d’exclusion des autres. Mais le moyen traditionnel pour les petits éditeurs d’accéder aux grands marchés, à savoir se placer sous la bannière d’un nom connu, ne fonctionne pas avec l’Open Source dont le modèle est radicalement différent. La seule solution est donc de s’associer pour proposer en commun des offres complètes. C’est la logique que Talend et Jaspersoft ont suivi en intégrant l’outil ETL de Talend dans l’offre BI de Jaspersoft.

La présence de Talend en tant que membre fondateur de l’OSA souligne l’importance prise par les acteurs européens dans la vague de fond de l’Open Source pour entreprises. Partant de succès comme Linux, Apache, et MySQL, l’Open Source est en passe de conquérir le niveau applicatif. L’Europe doit jouer un rôle majeur dans ce mouvement, entre les Etats-Unis, patrie de la grande majorité des éditeurs propriétaires et qui devront assurer une migration douloureuse, et l’Asie qui reste encore un marché émergeant et imperméable au modèle économique de l’Open Source. Nous avons de très nombreux et talentueux ingénieurs qui maîtrisent parfaitement les technologies Open Source depuis des années. Qu’ils sachent que le marché de l’entreprise s’ouvre aujourd’hui à eux.

Lancement de Talend !

Ce matin, conférence de lancement de la version Open Source de Talend. Sur la tribune (de gauche à droite) : de dos, Bertrand Diard, le PDG de Talend, Jean-Pierre Laisné, le CEO du consortium ObjectWeb, Mickael Carney, Directeur Commercial de MySQL, Jean-François Gallouin, Partner de AGF Private Equity, Marc Laporte, Directeur des Etudes chez IDC, et Pascal Boulard de La Tribune, qui anime le débat avec talent.

Talend a développé l’un des produits Open Source les plus aboutis du marché, qui surclasse ses concurrents en benchmark aussi bien sur les performances, les fonctionnalités et l’ergonomie. Le site est ouvert depuis moins de 10 jours (http://www.talend.com) et Bertrand Diard nous dit que la version beta a déjà été téléchargée par plus de 2.000 entreprises dont une majorité à l’étranger, notamment aux Etats-Unis.

Nota : Chausson Finance a arrangé le premier tour de table de Talend qui a levé plus de €3M auprès de Galileo et AGF Private Equity.

IGraal : le cashback 2.0

Plus besoin d’aller sur un site de cashback pour bénéficier de remises sur ses achats en ligne ! iGraal propose depuis lundi dernier de doter le navigateur Firefox de cette nouvelle fonctionnalité.

Une fois téléchargée, l’extension iGraal enrichît  le navigateur de nouvelles icônes qui donnent accès à des sites partenaires (déjà plus de 120) dans le shopping, les voyages, ou des comparateurs de prix. A chaque achat ou clic sur un site partenaire, l’utilisateur gagne de l’argent, de quelques centimes à plusieurs dizaines d’euros. Ces gains s’inscrivent de manière très ludique sur un compteur intégré dans le navigateur et qui permet de suivre ses gains en temps réel.

Lancé il y a une semaine par Christian Goaziou, ancien dircom de Microsoft France, iGraal connaît un départ fulgurant. Compte tenu de son modèle économique, un pourcentage prélevé sur les gains des internautes, le site a commencé à générer des revenus dès la première heure de sa mise en ligne !

Un modèle dans lequel l’ensemble des acteurs en présence y trouve des bénéfices :
-    les sites marchands, déjà acquis à l’affiliation et autres systèmes de fidélisation si l’on en croit leur adhésion aux multiples sites de cashback actuels (eBuyclub, Maximiles, Cashstore,…)
-    les internautes, déjà de gros utilisateur du cashback, et qui devrait être encore plus accrocs à cette formule dont le compteur tourne sous leurs yeux en permanence.
-    enfin, la Fondation Mozilla éditrice de Firefox qui soutient ce type d’initiative dans laquelle elle voit le moyen de gagner des parts de marché pour son navigateur (http://standblog.org/blog/2006/09/05/93114891-une-extension-innovante-pour-firefox-igraal).

A voir ce qu’en disent Michel de Guilhermier, fondateur de Photoways

ou Pierre Chappaz, Co-CEO de Netvibes et fondateur de Wikio

8 mois après le précédent, 2nd tour de 4M pour Sarenza

SARENZA.COM, leader de la vente de chaussures sur Internet en France, lève 4 millions d’euros auprès de SGAM et GALILEO PARTNERS

Pour son premier anniversaire, SARENZA.COM, 1er concept store en-ligne spécialisé dans la chaussure, annonce avoir finalisé son deuxième tour de financement pour un montant de 4 millions d’euros auprès des Fonds de Capital Risque SOCIETE GENERALE ASSET MANAGMENT et GALILEO PARTNERS.

Cette opération, organisée par Chausson Finance, a été bouclée cet été et complète l’apport de 2.500.000 euros réalisé par les premiers Business Angels et GALILEO PARTNERS en décembre 2005.

« Les résultats depuis l’ouverture de notre site il y a un an ont dépassé toutes nos espérances. Avec 200 marques et plus de 2.500 modèles, ce sont 50.000 paires de chaussures qui seront proposées à nos clients cet hiver » confie Francis Lelong, Co-Président de SARENZA. « Nous sommes également très heureux d’accueillir la SGAM aux côtés de GALILEO PARTNERS. L’équipe nous a séduit par son engagement, son expérience entrepreneuriale et ses compétences dans le e-commerce ».

Pour Franck Zayan, Co-Président de Sarenza, « La rupture apportée par Sarenza, grâce à la qualité de son offre et de son service, a été parfaitement assimilée par nos clients en France. Cet investissement va nous permettre de passer à une dimension Européenne en ouvrant successivement l’Angleterre et l’Allemagne. »

Cet investissement réalisé sous la supervision de Marc Fournier, Associé du fond SGAM, s’inscrit dans une volonté de revenir sur des dossiers porteurs dans le domaine du e-commerce en Europe : « Sarenza a eu la bonne idée de partir avec un an d’avance sur tous ses concurrents. Son potentiel de développement au niveau Européen est une réalité sur un marché qui est en plein essor ».

Pour sa part, Régis Saleur, Associé du Fond GALILEO PARTNERS, se réjouit de la réussite de Sarenza : « Les résultats commerciaux de Sarenza et l’arrivée de SGAM à nos côtés nous confortent sur la vision que nous avons eue, il y a un an, lorsque nous avons décidé d’investir au premier tour. L’équipe de management a atteint ses objectifs et nous leur faisons confiance pour assurer le développement européen ».

Les fonds apportés permettront à la société de renforcer encore son leadership en France et surtout de mettre en œuvre son projet international.

Yoann Le Berrigaud, Co-Fondateur et Directeur Marketing, résume ainsi les enjeux : « De leader français, Sarenza souhaite devenir leader européen. Notre stratégie d’acquisition clients va devoir s’adapter à ce nouveau challenge car il ne suffit pas de répliquer notre modèle français. Chaque pays présente des particularités fortes dans le domaine du e-commerce et nous allons devoir nous entourer des meilleurs spécialistes locaux ».

Viaduc: 1er tour de 5M€ pour le “Meetic” des rencontres professionnelles

Paris, le 3 juin 2006 – Viaduc, le premier réseau français de rencontres professionnelles en ligne, annonce aujourd’hui avoir réuni la somme de 5 millions d’euros à l’issue de sa première levée de fonds. Cette opération, réalisée par Chausson Finance auprès d’AGF Private Equity et Ventech, va permettre à Viaduc de :
- poursuivre le développement et la diversification de ses services
- accélérer le développement du site à l’international ; et ce notamment en Europe avec l’ouverture prochaine de nouvelles plates-formes. L’objectif étant de devenir d’ici 2007, le leader européen du réseau social en ligne.

Né en juin 2004,  Viaduc est le tout premier réseau français de rencontres professionnelles en ligne, comptant aujourd’hui plus de 500.000 utilisateurs. Véritable plate-forme de mise en relation professionnelle, Viaduc est avant tout un outil permettant d’enrichir et de capitaliser sur son réseau de relations professionnelles ; et par conséquent d’augmenter ses opportunités de business et de développement de carrière. En effet, aujourd’hui pour trouver un emploi, se faire connaître, proposer ses compétences ou bien partager ses centres d’intérêts (notamment grâce aux hubs, communautés professionnelles ou personnelles), il est difficile d’échapper à la logique du réseau !

«Nous venons de franchir une étape décisive pour l’avenir de Viaduc », précisent Dan Serfaty et Thierry Lunati, Fondateurs de la société (et précédemment fondateurs de Caramail et de Lokace). «L’arrivée d’AGF Private Equity et Ventech dans notre capital va nous permettre d’accélérer considérablement notre développement, notamment avec l’ouverture prochaine de plates-formes européennes, et la création de nouveaux services ».

Cette première levée de fonds de 5 millions d’euros démontre bien la crédibilité dont bénéficie la société Viaduc auprès de ses investisseurs. L’opération garantit, en outre, la bonne pérennité des services proposés par la société.

Benoist Grossmann, Responsable de l’activité Capital Risque chez AGF  Private Equity précise : « Ce qui a été réalisé par Viaduc depuis sa création est remarquable. Fort d’un modèle que seul Internet permet, le site est maintenant au centre d’une communauté d’utilisateurs sans cesse croissante qui peuvent échanger sur Internet de manière pertinente, efficace et en toute confiance ».

Alain Caffi, General Partner chez Ventech ajoute « J’ai été séduit par la capacité de l’équipe à exécuter un plan ambitieux et réaliste. Viaduc est une entreprise dynamique, avec à sa tête, de vrais entrepreneurs capables de rivaliser avec les meilleurs acteurs internationaux du domaine ».

Grâce à cet investissement, Viaduc va notamment pourvoir renforcer ses équipes. Ainsi, Viaduc, qui compte aujourd’hui 15 personnes, devrait atteindre un effectif de 40 personnes d’ici la fin de l’année (dont 30 en France).

Réediter le succès de MySQL

Telle est l’ambition de Talend, société pour laquelle Chausson Finance vient de lever un premier tour de 2,1 million d’euros auprès du fonds Galileo Partners.

Talend lève 2,1 millions d’euros auprès de Galileo Partners

Paris le 17 Mai 2006 – Talend, éditeur du premier outil ETL Open Source annonce aujourd’hui la réalisation d’un premier tour de table de 2,1 millions d’euros auprès de Galileo Partners. Cette levée de fond a été réalisée par l’intermédiaire de Chausson Finance.

Les outils d’ETL (Extract Transform and Load – Valorisation des données par leur extraction, transformation et chargement) représentent aujourd’hui un marché mondial de 13 Mds de $_ réparti entre un petit nombre d’acteurs traditionnels proposant des solutions propriétaires, fermées et réservées aux entreprises les plus importantes et les plus riches. Talend vient révolutionner ce marché tant sur le plan technique que commercial en adoptant le modèle de développement technique et marketing de l’open source.

« Talend propose une vision totalement  nouvelle tant d’un point de vue technologique que par son business model. Une position de rupture sur un marché en forte croissance, » a commenté Régis Saleur, Galileo Partners. « Le modèle Open Source est parfaitement adapté au marché des outils d’intégration de données car il offre la garantie technique recherchée par les utilisateurs les plus experts et des outils commerciaux adaptés aux fortes exigences des plus grandes entreprises mondiales. Nous sommes totalement convaincus de la validité du produit, du modèle et de l’équipe Talend. C’est pourquoi nous sommes enthousiastes et investissons fortement dans la société. »

Une double rupture technologique et commerciale

Issues de 3 ans de recherche & développement, les solutions Talend offrent un fonctionnement, une ergonomie et des performances supérieures à celles des solutions traditionnelles les plus répandues. Construites autour d’une architecture en mode « Grille de calcul » les solutions Talend offrent nativement un niveau de souplesse et de performance sans équivalent et peuvent répondre tant aux besoins ponctuels qu’aux exigences les plus structurées.

Le Business Model de Talend est lui aussi en rupture. Les solutions Talend sont distribuées en mode Dual Licensing (licence Open Source GPL et licence commerciale). Ainsi, la version complète sans limitation fonctionnelle ni temporelle sera prochainement versée aux communautés open source et téléchargeable gratuitement. Talend commercialisera des applications complémentaires facilitant l’intégration de ses outils dans des environnements informatiques complexes et leur utilisation par des équipes structurées de développeurs. En complément une offre de service et de support sera disponible commercialement.

Cette approche a pour but de pénétrer très rapidement le marché du décisionnel et d’adresser le marché de l’intégration opérationnelle aujourd’hui inaccessible aux acteurs historiques.

Un marché extrêmement dynamique – des besoins essentiels en forte croissance

Les organisations – entreprises et administrations – font face à une explosion des flux de données à gérer. On estime que la quantité de données produites par une entreprise double chaque année. Mais il ne suffit pas d’absorber les flux de données au fur et à mesure de leur production, il faut aussi rendre ces données disponibles, cohérentes, intelligibles et accessibles en les intégrant quelles que soient leurs sources et format d’origines (SGBD, ERP, applications bureautiques, applications métiers …).

  Source IDC « Worldwide Data Integration Spending 2004-2007 Forecast » - Janvier 2005

D’après le Gartner, les utilisateurs exigent de plus en plus des données quasi temps-réel pour piloter leurs activités et gérer leurs performances. Ainsi, entre 2002 et 2005, le rythme de mise à jour de 50% des applications de business intelligence utilisées en Europe est passé d’un rythme hebdomadaire, à une alimentation quotidienne en informations.
La tendance lourde des entreprises à aller vers un pilotage en temps réel nécessite une organisation et des outils adaptés. C’est pourquoi les logiciels de traitement des données doivent dépasser le mode batch – le plus usité aujourd’hui – pour adopter une architecture orientée autour de la capture des modifications de données et leur traitement en temps réel.
L’enjeu pour les équipes informatiques est aussi d’assurer la qualité des données en amont en utilisant notamment des outils de modélisation, de gestion des flux, et de stockage,  fondements de la gouvernance de la donnée dans l’entreprise.

Talend, éditeur du premier outil ETL Open Source

Talend a été créé par deux professionnels aguerris du marché de l’intégration de données qui travaillent ensemble depuis 4 ans sur la vente et l’implémentation de solutions auprès des clients grands comptes :

- Bertrand Diard, 30 ans, Président Directeur Général en charge du Business Développement, a été pendant 3 ans Directeur d’une Business Unit de Neurones rassemblant 67 collaborateurs pour un CA de plus de €5,5M.  Il a cofondé en 1999 une entreprise éditrice d’une solution logicielle, spécialisée dans l’animation 3D temps réelle où il supervisait le développement commercial et le marketing de l’offre.

- Fabrice Bonan, 33 ans, Directeur Général en charge de la Recherche & Développement, a été pendant 2 ans Responsable de l’offre EAI/ETL chez Neurones. Auparavant, Fabrice a co-fondé une société éditrice de logiciels de gestion de parc informatique à valeur ajoutée où il fut Directeur R&D pendant plus de 3 ans.

Galileo sur les traces de Sequoia…

Dans un esprit de venture capitalism retrouvé : en terme de timing (moins d’un mois entre le premier rdv et la signature de la term-sheet ; en terme de commitment : la préemption seul de la totalité du tour ; en terme de conditions avec un pacte d’actionnaires qui respecte un juste équilibre entre le fonds et les entrepreneurs.

De la même manière que le fonds américain Sequoia est le seul partenaire financier au capital du site Zappos, Galileo a préempté la totalité de ce premier tour du site Sarenza qui affiche l’ambition de devenir le Zappos européen.

Il est vrai que Galiléo est l’un des fonds français qui capitalise l’une des expériences les plus vaste en matière d’e-commerce : rueducommerce, Meilleurtaux, Seloger, …

Première depuis 5 ans

Un site d’e-commerce en amorçage réussit à lever des fonds (2 M€) auprès d’un fonds de capital-risque. Cela fait 5 ans qu’aucun fonds de capital-risque ne se risquait plus à entrer en amorçage sur un site d’e-commerce.

C’est chose faite depuis aujourd’hui avec Sarenza. Ce site de vente de chaussures en ligne ambitionne de rééditer en Europe le succès du “phénomène” américain Zappos.

Nous sommes particulièrement fiers chez Chausson Finance d’avoir été les artisans de cette première.

Une start-up Internet reprise en LBO !

C’est une première dans le capital-risque français : le fonds 3i monte un LBO (reprise à effet de levier) pour reprendre les participations de trois fonds de capital-risque (AXA Private Equity, Galiléo et Alpha) présents au capital de la société Poliris (éditrice du site seloger.com). Au total, 3i investit 60 M€ pour racheter 34% du capital.

Au-delà de la très forte valorisation de la société,180 M€,  justifiée par une forte croissance et une profitabilité élevée, cette transaction est innovante à deux titres :

  • C’est la première fois qu’une startup Internet est reprise en LBO. Un tel montage de reprise avec de la dette est rendu possible par la très forte profitabilité de la société.
  • Ce LBO est un LBO minoritaire. Si généralement les LBO concernent des reprises de sociétés à 100%, il est probable que ce montage ait été imaginé pour concilier la volonté de sortie des fonds et celle inverse, des fondateurs de maintenir leur participation et de continuer l’aventure.

C’est cette double innovation financière qui aurait permis à 3i d’emporter des enchères particulièrement disputées, notamment par des industriels.

Et si la sécurité informatique n’était qu’une tour de Babel ?

Il y eut un temps où un système de sécurité informatique dernier cri reposait encore sur un firewall serveur et un antivirus client. Une administration simple, des mises à jour hebdomadaires automatiques et une politique de sécurité d’entreprise gravée dans le marbre.

C’était compter sans la créativité des hackers pour qui la détection d’une faille dans un système d’information n’est généralement qu’une question de temps. Et face à des attaques toujours plus sophistiquées, les administrateurs n’ont guère d’autre choix que de s’équiper d’une armada de solutions, déployant dans un même élan IDS, IPS, VPN, firewalls, antivirus, systèmes de détections de vulnérabilités, de contrôle d’accès, de déploiement de patches, etc. avec pour conséquence directe une augmentation très significative du total cost of ownership (TCO).

L’histoire aurait pu s’arrêter là si ces dizaines d’équipements ne remontaient jusqu’à 10 megabytes de logs à la minute…, bien au delà des capacités de traitement d’un administrateur. Et pour cause, parmi ces logs, des alertes critiques parfois, mais surtout 80% de fausses alertes : des anomalies ou une même alerte remontée indépendamment par chacune des solutions, qui plus est dans son propre langage: “l’effet Tour de Babel”. Un tel niveau d’information rend la détection d’une attaque critique extrêmement difficile, ce qui contraint fatalement l’administrateur à rabaisser le niveau de sécurité général.

Les solutions SIM (traduisez Security Information Management) ambitionnent de répondre à cette problématique en uniformisant, consolidant et corrélant l’information disparate en provenance de ces multiples solutions de sécurité. L’obejctif étant double : (i) réduire le travail d’analyse des administrateurs et (ii) identifier les attaques critiques jusque là perdues dans la masse. Un besoin de plus en plus marqué chez les grands comptes, qui se voit aujourdhui renforcé par les différentes régulations de type Bale II, Sarbanes-Oxley 404, etc.

Marché encore émergeant, le secteur compte encore relativement peu d’acteurs même si des grands noms de la sécurité annoncent peu à peu des offres SIM. Une fois n’est pas coutume, aucun leader américain n’a encore émergé et quelques acteurs Européens semblent à même de rivaliser et prendre une place de choix…

Thibault Lougnon


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